• Le bon âge pour diversifier mon bébé ?

La plupart du temps, c’est le pédiatre, en lequel on a toute confiance, qui donne le tempo de la diversification. Rarement remis en cause par le papa ou la maman du bébé, cet avis est parfois contredit par les recommandations qu’ont reçus d’autres parents, de pédiatres tout aussi compétents.

Face aux divergences des experts, deux attitudes sont possibles : s’arc-bouter sur ce qu’on fait en considérant que c’est ce qu’il faut faire ; ou bien réaliser que si les avis divergent, c’est que non seulement la science évolue, mais surtout, que les choses ne sont pas gravées dans le marbre. Diversifier à 4, 5, 6 mois ou plus tard, ce n’est ni mal, ni bien. Si le bébé ne veut plus de lait, s’il n’y a pas d’autres solutions que de passer à d’autres types d’aliments pour qu’il mange, inutile de culpabiliser. Au fil des 15 dernières années, les recommandations sont passées de 4 mois à 6 mois puis 9 mois puis 6 mois et reviennent actuellement vers 4 à 6 mois. Parfois, à l’intérieur d’une même fratrie, les âges de diversification ont été différents.

En pratique :

On peut voir dans ces changements le fait qu’il n’y a pas de certitude. Cela offre aux parents un espace de liberté dans le tempo de la diversification : c’est la possibilité de s’adapter à ses propres envies et ses résistances, comme à celles de leur bébé, sans culpabilisation.

  • Ses tout premiers légumes et fruits

Au démarrage, était le lait. Dans le grand répertoire gustatif du bébé, seule la saveur douce et légèrement sucrée du lait était recensée. Pour l’emmener vers d’autres aliments, aux débuts de la diversification, on va choisir des légumes spécifiques, ayant une saveur douce, acceptable pour les jeunes papilles. S’ils sont légèrement sucrés et qu’ils ont une belle couleur orange ou jaune, ce sera encore mieux. Et puis, on choisira des légumes qui ne sont pas trop riches en fibres ou dont la nature des fibres permet une digestion et un transit intestinal facilités. Ce sont des fibres dites « solubles », parce qu’elles se transforment dans le corps en une sorte de gel, qui permet de faire progresser facilement le contenu du tube intestinal. Comme le bébé bouge peu, son transit n’est pas toujours très facile et mérite d’être un peu aidé.

En pratique :

Les tout premiers légumes à introduire en début de diversification : betterave rouge, blancs de poireaux, brocolis, carottes, citrouille, courge, courgettes (sans peau ni pépin), haricots verts extra-fins, panais, pâtissons, potimarron, potiron, salade cuite. Pour les choisir, fiez-vous aux légumes de saison : cueillis à maturité, ils sont plus riches en vitamines et minéraux.

 

Côté fruits, on choisira des fruits qui ont une texture lisse une fois cuits et qui sont les plus digestes. On veut éviter les ballonnements et flatulences, pour que le bébé soit serein, mais on souhaite aussi que le transit intestinal soit facilité. Dans un premier temps, on n’ira pas vers les fruits exotiques et les fruits rouges, pour limiter les risques d’allergie.

 

Les tout premiers fruits sont : la banane, les abricots, la mirabelle, la nectarine, la pêche, pomme, la poire, la prune, la quetsche et le raisin (sans peau ni pépin). Là encore, on se tournera de préférence vers les fruits de saison, meilleurs au goût et pour la santé.